Photo ci-dessus : (Diptera Sarcophagidae) Sarcophaga Carnaria, cousine de Emblemasoma auditrix

Lors de l’étude d’une espèce de mouche américaine, appelée Emblemasoma auditrix, des chercheurs de l’Institut de Physiologie Animale de l’Université Justus-Liebig à Giessen ont constaté que le nombre de larves saines se trouvant dans l’abdomen de la mère diminue avec le temps. Au contraire, les larves blessées ou mortes ainsi que les larves de grande taille sont de plus en plus présentes. Ces larves lésées sont victimes de leurs « frères et sœurs ».

Les scientifiques se sont donc intéressés aux causes de cet acte de « cannibalisme fratricide » in utero.
Cette mouche parasitoïde a besoin d’un hôte pour se développer, cependant, la contamination ne se fait pas au stade œuf mais au stade larvaire. La recherche d’un hôte pouvant durer jusqu’à 4 semaines, les larves doivent attendre dans l’abdomen de la mère et la nourriture venant à manquer, elles s’attaquent a leurs semblables. D’après le Dr. Thomas de Vries et le Prof. Dr. Reinhard Lakes-Harlan, ce phénomène est lié à la dynamique hôte-parasite. Les années ou l’hôte est présent en très grand nombre, la mouche a tout intérêt a en infecter le maximum dans un temps très court. Un stock de larves important est donc nécessaire. Évidemment, la mouche ne peut pas prévoir l’abondance ou non de l’organisme-hôte. Elle prend donc le risque, les années moins propices, d’exposer ses larves au cannibalisme et par conséquent d’altérer ses facultés reproductives.

Pour en savoir plus, contacts :

  • Prof. Dr. Reinhard Lakes-Harlan – tel : +49 641 99 35270 – email :
  • T. de Vries, R. Lakes-Harlan : « Prenatal cannibalism in an insect », Naturwissenschaften, 11/01/2007

Source :

Depeche idw, communique de presse de l’Universite Justus-Liebig à Gießen – 18/01/2007
Rédacteur : Anais Manin,
www.bulletins-electroniques.com/actualites/40984.htm

A propos de l'auteur

Apiculteur amateur, cueilleur d'essaim, passionné d'éthologie et de langues, j'écris dans Abeilles et fleurs, le magazine de l'Union Nationale de l'Apiculture Française. Depuis 2005, j'y tiens une revue mensuelle de la presse apicole internationale et j'y publie également "les belles histoires de l'oncle Simonpierre" qui racontent une partie des travaux de recherche qui se font dans le monde sur les abeilles de toutes espèces, voire sur les autres bestioles qui vivent à côté de nous. Plus d'info.

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