La lettre d’info quotidienne néerlandaise Luchtvaart Nieuws (“Nouvelles de l’aviation”) du 26 mai 2007 raconte qu’un Boeing 737-200 qui emportait 90 passagers britanniques vers Faro (Portugal) pour la société charter Palmair a préféré rebrousser chemin peu après son envol et retourner atterrir par précaution à Bournemouth sur la côte sud de l’Angleterre après qu’un de ses moteurs ait commencé à « clocher ». De fait, le moteur avait été engorgé par un énorme essaim, comme on en avait vu plusieurs les jours précédents autour de Bournemouth, a déclaré un représentant de la Palmair. Bilan de la rencontre : une colonie perdue et onze heures de retard pour les 200 passagers (en comptant aussi ceux qui attendaient le vol de retour du Portugal) dont l’avion a dû être vérifié.

Simonpierre DELORME

 

Echo publié dans Abeilles & fleurs N° 684 de juin 2007.

La photo ci-dessus montre un Airbus de la compagnie aérienne russe Rossiya, qui effectuait un vol pour le compte de la compagnie aérienne russe Aeroflot, « attaqué » par un essaim d’abeilles en juillet 2015, alors qu’il était aux parkings de l’aéroport international de Moscou (Russie). L’information et l’illustration proviennent du site www.crash-aerien.news.

2 Réponses

    • Simonpierre

      Merci Olivier pour l’info, pardon, pour les DEUX infos, et cette histoire d’avion russe envahi par une colonie échappée d’une boîte en carton. Nous avions nous aussi raconté sur ce blog (dans l’article « Où est passée l’abeille britannique? »), comment un Boeing de la British Airways, au cours d’un vol Sydney-Londres, avait dû faire un atterrissage forcé au Kazakhstan lorsque des abeilles échappées de leur boîte s’étaient réfugiées dans le système d’alarme anti-incendie.
      Que les transports aériens russes interdisent l’acheminement d’insectes vivants montre – en un sens – leur « modernité » ou, si on préfère, le caractère RÉCENT de leur règlements. A l’inverse, les règles de l’Union Postale Universelle, qui datent d’une époque où on avait beaucoup moins peur des animaux – et des insectes, relisez Proust ou Colette voire d’autres -, autorisent toujours L’ENVOI D’ABEILLES VIVANTES PAR LA POSTE. Je me rappelle avec beaucoup d’amusement la surprise de ma postière l’année dernière dans mon petit bureau de poste. J’étais venu retirer une lettre recommandée qui contenait un couple de reines avec leur petite cour et leurs provisions de candi dans leurs cagettes respectives. La préposée sort l’enveloppe matelassée de son bac à courrier, la prend en main et s’étonne : « Mais ça fait du bruit ? » et tandis qu’elle la pose sur le comptoir, je lui réponds : « Bien sûr, regardez ce qui est écrit dessus. » Sur l’enveloppe, il y avait en haut à gauche, encadré en rouge, la mention « Abeilles vivantes. » Je crois bien que la dame s’est un peu écartée et j’ai eu le plaisir de lui expliquer comment on faisait pour « poster » les bestioles.
      Plus généralement, notre législation, en bien des domaines, a été souvent faite par des gens beaucoup plus proches de la nature que ne le sont les bureaucrates et les citoyens d’aujourd’hui et il est important de la conserver sans permettre aux zélotes de la sécurité à tout prix de prétendre la réécrire à l’aune de leur ignorance. D’ailleurs c’est si drôle de prendre le train avec une ruchette-valise pleine, qui bruisse vigoureusement et dans laquelle on aperçoit, par le trou d’aération grillagé sur le couvercle, les petites bêtes qui grouillent. Les adultes s’inquiètent un peu mais n’osent généralement pas poser de question. Mais les enfants, quand il y en a à proximité, sont généralement fascinés. Une future vocation peut-être ? Qui sait ?

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