SI LEUR NURSERY EST BIEN CHAUFFEE, LES ABEILLES SERONT PLUS DOUEES.

Même dans la froidure, l’intérieur d’une ruche reste bien chaud. Les abeilles utilisent l’appareil musculaire de leurs ailes, qu’elles font vibrer jusqu’à l’amener à une température de 40 °C, voire 41 ou 42 degrés pour les plus « bosseuses » lorsqu’elles chauffent une larve. En été, les abeilles rapportent des gouttelettes d’eau. Leur évaporation consommera de l’énergie et dégagera du froid qui permettra de rafraîchir les rayons entre 33 et 36°C.
Naissance d'une abeille noire (Apis mellifera mellifera, Source : Wikipedia)

PONDEUSES « ANARCHISTES » ET « DEVIANTES » DANS LA RUCHE

On sait que, chez l’abeille mellifère, la stérilité des ouvrières est due aux phéromones de la reine. En fait, il existe aussi des conduites chez les ouvrières elles-mêmes, qui renforcent et sécurisent cette stérilité. S’il arrive qu’une ouvrière ponde des œufs au cours de sa vie, ces œufs n’auront qu’une faible espérance de donner finalement un insecte car les autres abeilles vont en général les manger. Pourquoi ?

LE PETIT MARCEL CHEZ LES ABEILLES

Un simple son, une odeur, une saveur, peuvent parfois ranimer des souvenirs qu’on croyait oubliés et vous ramener d’un coup à votre passé. C’est la célèbre histoire de la « petite madeleine » de Marcel Proust.
Et bien le système fonctionne aussi chez les abeilles. La perception soudaine d’une odeur particulière suffit parfois pour enclencher l’envol d’un paquet de butineuses de la ruche vers la source correspondante.
Bourdon terrester sur bleuet

CERTAINS L’AIMENT CHAUD !

Nous ne parlons pas ici de jazz mais de température et de couleurs. Ce n'est pas sur ces superpollinisateurs que sont nos abeilles mellifères, qu'on a fait cette étude, il y a déjà quelques années, mais sur leurs cousins, plus rustauds, plus patauds, plus sociaux tout court peut-être qu'eusociaux, que sont les bourdons Bombus. Accessoirement aussi sur les fleurs qui ont elles aussi développé leurs stratégies pour attirer plus de pollinisateurs.

UN, DEUX, TROIS, BEAUCOUP

Un, deux, trois, beaucoup. C'est ainsi qu'on compte dans certaines langues des peuples «premiers». Au delà de trois, plus rarement quatre, la quantité n'est pas précisée. Le mot correspondant veut dire «beaucoup. On rencontre cela par exemple dans les langages d'Afrique australe du groupe Khoïsan. Chez les abeilles c'est un peu la même chose, sauf qu'on ne sait pas très bien si le « mot » correspondant existe.

C’EST L’HEREDITE DU PERE QUI FAIT LA DANSEUSE

Les danses constituent un des codes de communication les plus élaborés qui soient. La butineuse peut, par le mouvement de sa danse, par les vibrations et par les sons qui l’accompagnent, donner rapidement les renseignements utiles pour retrouver les sources de nourriture disponibles et accélérer l’enthousiasme de ses camarades (ou au contraire le ralentir lorsque la source s’épuisera).

La politique étatsunienne en matière de pesticides : Point de vue d’un apiculteur (1/2)

Le « conseil national consultatif sur les abeilles mellifères » regroupe des apiculteurs professionnels étatsuniens. Son but : transmettre les préoccupations de la profession en matière de pesticides et de santé des abeilles. Steve Ellis a porté plainte contre un pesticide qui avait tué un de ses ruchers. Au bout de six ans de procédure, la cour d’État du Minnesota lui a finalement donné raison contre le ministère de l'agriculture de l’État.

Piqûres d’abeilles : un record à battre

Lamar a l'air le plus atteint mais le Texan qui a voulu déranger les abeilles n'a eu "que" 1200 piqûres (le chiffre est évidemment arrondi). Le vrai record est détenu par Jeff, du Nevada, avec 3000 piqûres. Ce n'était pourtant pas des abeilles africanisées mais ... On attend les challengers.

Qui tue les abeilles ? C’est Bruno Le Maire ! Qui tue les tomates ?

Tous les ans, Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, ré-autorise telle ou telle variante du Cruiser. Et le lent empoisonnement de notre pays continue. Bruno Le Maire a défendu et fait voter une loi, qui donne le monopole des semences aux trust mondialisés et interdit aux agriculteurs de réutiliser leurs propres semences ! Il a aussi autorisé - presque en cachette - le Cruiser sur le colza, une des plantes mellifères les plus importantes.

LES BOURDONS, DES ABEILLES PAS COMME LES NOTRES (1ère partie)

Le bourdon est une abeille ! Le bourdon n’est pas le « faux-bourdon », c’est-à-dire le mâle de l’abeille, celui qu’on distingue des ouvrières par son corps trapu, ses gros yeux et son cerveau plus petit. Le « vrai » bourdon, ce gros insecte rond et poilu qui fait tant de bruit sur les fleurs, est une abeille un peu différente.