Andrena cineraria

PLUS DE CUIRASSIERS ? ENVOYEZ LES CHEVAU-LEGERS !

Pour les agriculteurs d'Amérique du Nord, la nécessité de la pollinisation est une évidence vitale et le syndrome d'effondrement des colonies une menace immédiate. Pour la surmonter, on peut lutter contre les pesticides et leurs suites, le varroa, les maladies, le manque d'hygiène, la monotonie des pollens restés disponibles et tant d'autres choses. On peut aussi prévoir des stratégies de contournement en utilisant les cousines de nos abeilles mellifères.
Naissance d'une abeille noire (Apis mellifera mellifera, Source : Wikipedia)

PONDEUSES « ANARCHISTES » ET « DEVIANTES » DANS LA RUCHE

On sait que, chez l’abeille mellifère, la stérilité des ouvrières est due aux phéromones de la reine. En fait, il existe aussi des conduites chez les ouvrières elles-mêmes, qui renforcent et sécurisent cette stérilité. S’il arrive qu’une ouvrière ponde des œufs au cours de sa vie, ces œufs n’auront qu’une faible espérance de donner finalement un insecte car les autres abeilles vont en général les manger. Pourquoi ?
Bourdon terrester sur bleuet

CERTAINS L’AIMENT CHAUD !

Nous ne parlons pas ici de jazz mais de température et de couleurs. Ce n'est pas sur ces superpollinisateurs que sont nos abeilles mellifères, qu'on a fait cette étude, il y a déjà quelques années, mais sur leurs cousins, plus rustauds, plus patauds, plus sociaux tout court peut-être qu'eusociaux, que sont les bourdons Bombus. Accessoirement aussi sur les fleurs qui ont elles aussi développé leurs stratégies pour attirer plus de pollinisateurs.

UN, DEUX, TROIS, BEAUCOUP

Un, deux, trois, beaucoup. C'est ainsi qu'on compte dans certaines langues des peuples «premiers». Au delà de trois, plus rarement quatre, la quantité n'est pas précisée. Le mot correspondant veut dire «beaucoup. On rencontre cela par exemple dans les langages d'Afrique australe du groupe Khoïsan. Chez les abeilles c'est un peu la même chose, sauf qu'on ne sait pas très bien si le « mot » correspondant existe.

C’EST L’HEREDITE DU PERE QUI FAIT LA DANSEUSE

Les danses constituent un des codes de communication les plus élaborés qui soient. La butineuse peut, par le mouvement de sa danse, par les vibrations et par les sons qui l’accompagnent, donner rapidement les renseignements utiles pour retrouver les sources de nourriture disponibles et accélérer l’enthousiasme de ses camarades (ou au contraire le ralentir lorsque la source s’épuisera).

La politique étatsunienne en matière de pesticides : Point de vue d’un apiculteur (1/2)

Le « conseil national consultatif sur les abeilles mellifères » regroupe des apiculteurs professionnels étatsuniens. Son but : transmettre les préoccupations de la profession en matière de pesticides et de santé des abeilles. Steve Ellis a porté plainte contre un pesticide qui avait tué un de ses ruchers. Au bout de six ans de procédure, la cour d’État du Minnesota lui a finalement donné raison contre le ministère de l'agriculture de l’État.

Piqûres d’abeilles : un record à battre

Lamar a l'air le plus atteint mais le Texan qui a voulu déranger les abeilles n'a eu "que" 1200 piqûres (le chiffre est évidemment arrondi). Le vrai record est détenu par Jeff, du Nevada, avec 3000 piqûres. Ce n'était pourtant pas des abeilles africanisées mais ... On attend les challengers.

LES BOURDONS, DES ABEILLES PAS COMME LES NOTRES (1ère partie)

Le bourdon est une abeille ! Le bourdon n’est pas le « faux-bourdon », c’est-à-dire le mâle de l’abeille, celui qu’on distingue des ouvrières par son corps trapu, ses gros yeux et son cerveau plus petit. Le « vrai » bourdon, ce gros insecte rond et poilu qui fait tant de bruit sur les fleurs, est une abeille un peu différente.

Plus de miel contenant des OGM sans autorisation ni étiquetage ? (CJUE 06/09/2011)

Un jugement de la Cour de Justice de l'Union Européenne du 06.09.2011 instaure une TOLERANCE ZERO pour les OGM dans le miel. Cette décision est due à l'entêtement d'un apiculteur de loisir allemand. Elle modifie la législation sur le miel en Europe. L'installation de parcelles expérimentales un peu n'importe où, à proximité voire au milieu des cultures non-OGM, est désormais impossible puisque les abeilles peuvent aller chercher leurs butins à plusieurs kilomètres.
Différence en contenu d'ADN mesurée par spectroscopie

Plus besoin de tuer les poussins mâles

L'élevage industriel des poussins n'utilise que les femelles. On tue donc les mâles après l'éclosion. Les chercheurs de Dresde ont montré qu'un type particulier de spectroscopie permettrait de sexer les volailles encore dans l'œuf et d'éviter ainsi ce massacre.