LES BELLES HISTOIRES

JE CHERCHE DE L’OR AVEC MES INSECTES SOCIAUX

Il en est qui cherchent des truffes avec leur cochon, voire avec un chien soigneusement dressé. Il en est d'autres qui vont bientôt chercher de l'or avec leurs fourmis ou leurs termites. Cela se passe en Australie, c'est expliqué dans les revues scientifiques et techniques et c'est la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation qui a levé le lièvre.
Essaim en vol

ESSAIMAGE : SUIVEZ LE GUIDE !

En observant un banc de poissons dans une rivière, du haut d’un pont, avez vous déjà remarqué avec quelle vélocité et quel ensemble ils changent soudain de direction ? Dans beaucoup d’espèces, les déplacements se font en groupe : migrations saisonnières, déplacements à la recherche de nourriture, retour à l’abri. Comment diable s’orientent-ils : prédisposition génétique, choix collectif, ou bien, comme pour les essaims d’abeilles, conduite par une partie restreinte du groupe ?

LE PETIT MARCEL CHEZ LES ABEILLES

Un simple son, une odeur, une saveur, peuvent parfois ranimer des souvenirs qu’on croyait oubliés et vous ramener d’un coup à votre passé. C’est la célèbre histoire de la « petite madeleine » de Marcel Proust.
Et bien le système fonctionne aussi chez les abeilles. La perception soudaine d’une odeur particulière suffit parfois pour enclencher l’envol d’un paquet de butineuses de la ruche vers la source correspondante.
Andrena cineraria

PLUS DE CUIRASSIERS ? ENVOYEZ LES CHEVAU-LEGERS !

Pour les agriculteurs d'Amérique du Nord, la nécessité de la pollinisation est une évidence vitale et le syndrome d'effondrement des colonies une menace immédiate. Pour la surmonter, on peut lutter contre les pesticides et leurs suites, le varroa, les maladies, le manque d'hygiène, la monotonie des pollens restés disponibles et tant d'autres choses. On peut aussi prévoir des stratégies de contournement en utilisant les cousines de nos abeilles mellifères.

UN, DEUX, TROIS, BEAUCOUP

Un, deux, trois, beaucoup. C'est ainsi qu'on compte dans certaines langues des peuples «premiers». Au delà de trois, plus rarement quatre, la quantité n'est pas précisée. Le mot correspondant veut dire «beaucoup. On rencontre cela par exemple dans les langages d'Afrique australe du groupe Khoïsan. Chez les abeilles c'est un peu la même chose, sauf qu'on ne sait pas très bien si le « mot » correspondant existe.

COMMENT SE FABRIQUE UN INSECTE SOCIAL

Pour la 100ème entrée de ce blog, fallait-il une très courte anecdote, une petite question restée jusqu'ici sans réponse, une admonestation à relire les 99 entrées précédentes ? Voila déjà un joli texte synthétique d'Edward Wilson : Comment se fabrique un insecte social. Sinon, la série continue. On vous a déjà préparé une jolie surprise pour la 200ème entrée.
Publicité

Passé, Présent, Futur

Le pollen : la sexualité secrète des fleurs

Pour faire des bébés, il faut être deux. Quand on a les pieds bien enracinés dans le sol, il faut trouver une solution. Les plantes à fleurs ont inventé les étamines et le pollen, ces merveilleux grains de pollen que le vent ou les insectes (et particulièrement les abeilles) transportent d'une fleur aux autres pour une pollinisation croisée. La toute nouvelle publication française d'un ouvrage d'art anglais permet de voir grâce au microscope la diversité, la beauté, la rigueur de l'architecture des grains de pollen. Si l'immensément grand de l'espace nous fascine toujours, l'immensément petit tout autour de nous est tout aussi admirable. Allez voir !

Les autres bestioles

Les animaux dans la guerre : ils n’eurent pas le choix

Les Britanniques ont érigé à Londres un monument pour célébrer le souvenir des animaux de la Grande Guerre et de celles qui ont suivi. La première guerre mondiale a en effet « consommé » des millions d'animaux, auxiliaires requis, chevaux (huit millions pour la seule armée britannique), chiens, pigeons voyageurs, mules, éléphants, chameaux et même vers-luisants.

Une coccinelle au service d’une guêpe

Une espèce de guêpe a trouvé un moyen original d'assurer la survie de sa descendance: elle force une coccinelle à devenir la garde du corps de sa larve. La guêpe pond son œuf dans le corps de la coccinelle. Parvenue à l'état de larve, elle s'extirpe du corps de la coccinelle et tisse son cocon dans ses pattes. La coccinelle, en partie paralysée par le cocon de son parasite, retrouve la liberté à l'éclosion de la guêpe.

Plus besoin de tuer les poussins mâles

L'élevage industriel des poussins n'utilise que les femelles. On tue donc les mâles après l'éclosion. Les chercheurs de Dresde ont montré qu'un type particulier de spectroscopie permettrait de sexer les volailles encore dans l'œuf et d'éviter ainsi ce massacre.

Les sangliers ne comprennent rien au changement d’heure

Toujours plus d'humains, de villes, de routes. Sur les routes, toujours plus de voitures. Les autres espèces s'efforcent de survivre dans les espaces et les plages de temps que nous leur laissons provisoirement. Quand elles se sont adaptées, on change les règles. Dans le cas des sangliers (et du gibier en général), c'est 2 fois par an, à chaque changement d'heure.

Climat / OGM / Pesticides

Spécial COP21

SOYEZ GENTILS AVEC LES NEONICOTINOÏDES, S’IL VOUS PLAÎT ! (Le Ministère de l’Agriculture des USA triche un peu…)

Le 28 octobre 2015, un entomologiste chef de service au ministère étatsunien de l'agriculture, accusait sa hiérarchie d'avoir supprimé des résultats de recherche susceptibles de mettre en cause l'utilisation d'une classe répandue de pesticides (les néonicotinoïdes), un des gros moteurs de revenus de l'industrie agrochimique.

La pollution lumineuse est un danger pour les êtres vivants.

La quasi-totalité des humains qui habitent l’Europe et les États-Unis vivent aujourd’hui dans des zones où la pollution lumineuse est telle qu’ils ne peuvent plus voir la voie lactée à l’œil nu. Même pour apercevoir le baudrier d’Orion en hiver, il leur faudra bientôt aller se cacher dans une ruelle sombre ou entre les arbres de leur jardin.

FAIBLESSE GENETIQUE DE L’ABEILLE FACE AUX PESTICIDES

Chez les apiculteurs, il est parfois de bon ton de dire que l'abeille mellifère est là depuis tellement longtemps, qu'elle en a tellement vu d'autres, qu'elle s'adapte si bien à tous les changements, ... bref, qu'elle saura aussi passer avec succès les épreuves actuelles : mondialisation, parasites, maladies, métissage, et même les pesticides ! La publication du séquencement des gènes dans le génome de l'abeille ne soutient pas vraiment cet optimisme.

NOS ABEILLES MELLIFERES

Biologie et comportement des abeilles mellifères